Présentation


Né le 3 janvier 1963 à Soignies (père de trois enfants)
Licencié en Histoire
Licencié en Histoire de l'Art & Archéologie
Agrégé de l'enseignement secondaire supérieur
Docteur en Histoire
Chercheur Qualifié honoraire du FNRS
Professeur Ordinaire
Membre de l'Académie royale de Belgique



Ancien directeur du Centre de recherches en Archéologie & Patrimoine (CReA-Patrimoine)
Conseiller du Recteur pour la recherche en sciences humaines (2000-2004)
Vice-doyen de la Faculté de Philosophie & Lettres (2004-2008)
Doyen de la Faculté de Philosophie & Lettres (2008-2010)
Recteur (2010- )
Président du Conseil des Recteurs francophones (2010-2011)
Président du Conseil de la Politique Scientifique wallon (2010-2012)
Président du F.R.S.-FNRS (2011- )

Formation et parcours universitaire :

Après des études à l'Athénée royal de Nivelles, j'ai suivi, à l'ULB et en parallèle, des études d'histoire et d'histoire de l'art et archéologie. Après l'obtention de ces deux licences (ainsi que d'une agrégation de l'enseignement secondaire supérieur), j'ai entamé une recherche doctorale grâce à un mandat d'aspirant au FNRS qui a débouché sur une thèse consacrée à la genèse et au développement du système civique en Grèce archaïque. À l'issue de ce mandat d'aspirant, j'ai souhaité poursuivre ma recherche post-doctorale à l'étranger, là où ma spécialisation me conduisait tout naturellement, en Grèce. J'ai ainsi obtenu une bourse post-doctorale de 4 ans dans un institut de recherche français, implanté à Athènes (depuis 1846) et particulièrement réputé dans le domaine de l'histoire ancienne et de l'archéologie : l'École française d'Athènes. Ma qualité de « membre » de cet institut de recherche m'ouvrait de la sorte les portes d'un réseau international d'institutions de recherche établies dans le bassin méditerranéen et centrées sur mon domaine de spécialité. Au terme de ces 4 années passées à l'étranger, j'ai réintégré le FNRS, comme chercheur qualifié, avant de connaître un « rapatriement » dans le cadre de la Faculté de Philosophie et Lettres, pour y enseigner l'histoire du monde grec antique et certains cours d'archéologie.

Domaine disciplinaire :

J'ai constamment mené ma recherche entre deux champs disciplinaires principaux : l'histoire et l'archéologie. Mes recherches portent essentiellement sur l'histoire de la citoyenneté grecque, notamment dans ses rapports avec les identités culturelles. J'ai travaillé sur l'organisation des ateliers de sculpteurs et l'impact idéologique de leurs productions artisanales, sur l'importance sociale des processions et autres pratiques collectives, sur les communautés urbaines et la structuration de l'espace dans les cités grecques. Je m'intéresse aujourd'hui de plus en plus étroitement aux structures économiques de l'Antiquité grecque, aux relations entre fiscalité et citoyenneté, aux systèmes d'échanges et à leur importance dans le développement des idéologies politiques. Mais une large part de mon activité scientifique concerne l'archéologie dite de terrain. J'ai en effet eu l'occasion de fouiller sur plusieurs chantiers archéologiques importants, à Delphes notamment, et j'ai participé à la construction de projets européens, comme celui qui concerne le site archéologique d'Itanos, en Crète, encore en cours et dont je suis co-directeur. D'autre part, depuis 2002, je dirige la Mission archéologique belge d'Apamée, en Syrie, qui est la plus ancienne mission archéologique belge à l'étranger, fondée dans l'élan de la constitution du FNRS, en 1928. Depuis le début des tragiques événements qui secouent aujourd’hui la Syrie, les travaux de terrain ont été interrompus pour raisons de sécurité, mais l’étude et la publication des résultats des campagnes antérieures se poursuivent, de même que la mise sur pied d’un site web qui vise à permettre l’échange de données entre chercheurs et la diffusion de l’information scientifique établie à un plus large public. Apamée, fondation grecque du début du IIIe s. av. notre ère, fut la capitale d'une province romaine et l'une des villes les plus importantes du bassin méditerranéen antique. Apamée, fondation grecque du début du IIIe s. av. notre ère, fut la capitale d'une province romaine et l'une des villes les plus importantes du bassin méditerranéen antique.

J'y dirige une équipe pluridisciplinaire (comme l'est aujourd'hui toute équipe archéologique) et me suis intéressé de la sorte non seulement à des problèmes d'organisation urbaine, mais aussi à des thématiques technologiques, comme le système d'adduction de l'eau, en collaboration avec des spécialistes d'autres disciplines, notamment des ingénieurs. L'archéologie est en effet une science dans laquelle les technologies les plus modernes et la pluridisciplinarité au sens large jouent un rôle essentiel. J'ai ainsi eu le plaisir de nouer très tôt de multiples contacts (y compris au plan de la production scientifique) avec d'autres disciplines, de la biologie au génie chimique en passant par l'architecture, l'anthropologie physique ou les techniques d'informations géographiques pour me limiter à quelques exemples. Cette expérience m'a également familiarisé avec la gestion de programmes internationaux et la nécessité de développer la recherche à travers l'obtention de financements très divers, tant publics que privés.

Responsabilités en matière de recherche :

Le début de ma carrière universitaire fut exclusivement consacré à la recherche et à l'enseignement. J'ai cependant eu assez rapidement la chance de diriger une large équipe de chercheurs (CReA), réunis en un laboratoire qui gère à la fois des projets de recherche fondamentale et des contrats de recherche orientée (avec les Régions notamment).
Sans vouloir déployer ici mon CV académique, j'ajouterai que, depuis 2006, je suis Membre de l'Académie royale de Belgique et depuis 2009, vice-président du Centre international d'étude sur la religion grecque antique (CIERGA). J'ai également une activité éditoriale, en tant que membre de comités de rédaction de plusieurs revues internationales et co-directeur de la Revue belge de Philologie et d'Histoire (revue classée « A » par les instances européennes de la recherche).
Jusqu’à mon élection au rectorat, j’ai participé à de nombreuses commissions scientifiques en Belgique (dont celles du FNRS) et à l'étranger (notamment pour l'Agence française de la recherche — ANR), dans mon domaine de spécialité.

Depuis mon élection au rectorat, mes activités de recherche ont évidemment été réduites. La recherche constitue pourtant, avec l’enseignement, les objectifs essentiels de notre mission et je m’efforce en conséquence de conserver un lien direct avec mon activité de recherche :

- Publications :

D. VIVIERS, « Une cité crétoise à l’épreuve d’une garnison lagide : l’exemple d’Itanos », in J. Chr. COUVENHES, S. CROUZET et S. PERE-NOGUES (éd.), Pratiques et identités culturelles des armées hellénistiques du monde méditerranéen. Hellenistic Warfare 3 (Bordeaux 2011), p. 35-64.

- Colloques & séminaires :

Paris, INHA, 30 septembre-1er octobre 2011: Construire le divin en images (FIGURA XIV); communication : « Statues de culte et processions ".

Bruxelles, Musées royaux d’art et d’histoire, 9 décembre 2011 : Troisième Journée sur les activités scientifiques belges en Grèce ; communication : « Itanos : la nécropole Nord » (en collaboration avec Athéna Tsingarida).

Université de Cambridge, McDonald Institute, 24 janvier 2012 ; séminaire : « Mind the Gap ! Funerary Practices in Ancient Crete : New Archaeological Evidence from Itanos ».

- Séjours de recherche :

Juillet 2011 : co-direction de la mission archéologique d’Itanos (Crète orientale)
Août 2011 : séjour à l’Université d’Oxford

Expérience d'enseignement :

J'enseigne ou j'ai enseigné, à l'ULB, aux étudiants de toutes les années d'étude et de plusieurs facultés. Mon cours général d'histoire ancienne s'adressait, jusqu'il y a peu, à un public très large de BA1, tandis que certains de mes autres cours concernent des nombres plus réduits d'étudiants, sous la forme de séminaires de recherche par exemple.
J'ai toutefois aussi eu la chance de mener ma carrière d'enseignant dans d'autres universités (Paris X et Dijon) ainsi qu'à l'École Pratique des Hautes Études à Paris où j'ai été directeur d'études invité.

Depuis mon élection au rectorat, j’ai été contraint de réduire fortement le nombre de mes enseignements pour ne conserver que mon cours général d’histoire ancienne qui s’adresse à un large public de BA1.

Responsabilités dans le domaine de la gestion universitaire :

C’est en 2000 que je me familiarise, pour la première fois, avec les questions de gestion universitaire, lorsque le Recteur Pierre de Maret me sollicite pour un mandat de Conseiller pour la recherche en Sciences humaines. En 2004, je suis élu par ma Faculté à un mandat de vice-doyen avant de devenir doyen en 2008 et d’être élu recteur en décembre 2010. J’ai à ce moment repris les divers mandats de mon prédécesseur, notamment ceux de Président du Conseil des recteurs francophones (CRef) ou de Président du Conseil de la Politique scientifique wallon. Je suis actuellement Président du Conseil d’administration du F.R.S.-FNRS.

Membre du Comité scientifique des Maisons des Sciences de l'Homme et expert pour l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) en France, j'ai par ailleurs pu développer une expertise d'autres systèmes universitaires.En 2012, j’ai été élu membre du Conseil d’administration du Réseau français des Instituts d’études avancées.