Bruxelles, le 1er mai 2012.



Chères et Chers Collègues,


Le 8 mai prochain, le corps académique de notre Université procédera à l’élection du Recteur pour un terme de 4 ans. J’ai déjà eu l’occasion de vous annoncer par mail ma candidature à un second mandat et j’ai pratiquement achevé la série de rencontres que j’avais programmées avec les Facultés à cette occasion.

Je vous rappelle que, par souci de transparence et de simplicité, j’ai placé à la disposition de chacune et de chacun d’entre vous, à l’adresse web www.viviers.org, une série de documents qui, outre une présentation à l’attention de celles et ceux qui me connaissent peu ou pas, dressent un premier bilan de mon action, tracent les grandes lignes de ma conception de l’Université et proposent un programme opérationnel, relativement détaillé, sur la base de principes généraux et de défis particuliers que j’ai regroupés par thème.

Comme il se doit, une large part de mon projet s’inscrit dans le prolongement des propositions de décembre 2010. Mais je souhaiterais insister ici plus particulièrement sur quelques priorités, sur lesquelles il me semble légitime de faire porter toute notre attention, si l’on veut répondre aux défis auxquels notre Université sera confrontée dans les années qui viennent.

    1. Les carrières académiques et scientifiques.

    Leur attractivité se doit d’être améliorée, en rendant les charges progressives et modulables, ce qui implique une politique plus structurée de « décharges » occasionnelles ; il faut en conséquence pouvoir établir l’ampleur des charges, selon un processus volontaire qui part des situations réelles et non d’une norme préétablie. Pour témoigner de l’importance de cette préoccupation, nous devons disposer d’un vice-rectorat supplémentaire, consacré à tous les dossiers liés aux carrières académiques et scientifiques.

    2. La gestion des plans stratégiques.

    Le plan stratégique facultaire 2010-2014 a permis d’offrir aux Facultés une plus grande stabilité dans la gestion du cadre ; il faudra poursuivre dans cette voie, en assurant une répartition équilibrée des ressources qui réponde aux spécificités de chacun. Cette répartition devra néanmoins prendre en compte les besoins de l’Institution conçue comme un ensemble et prévoir un « cadre central » qui, seul, permettra le maintien de postes « non profilés », destinés à accueillir des chercheurs de grande qualité, ou le développement de secteurs interfacultaires.

    3. L’aide administrative.

    L’administration de notre Université doit venir en soutien aux missions que nous sommes appelés à remplir. Pour cela, il faudra poursuivre la réflexion qui vient d’être lancée sur sa structure ainsi que sur la qualité des rapports qu’elle noue avec les usagers. Un poste d’administrateur général, clairement défini, devra être constitué, de même qu’il faudra mener un examen précis des échelles nécessaires à l’accomplissement le plus efficace des diverses tâches administratives (Faculté, pôle, administration transversale…).

    4. La diversification des financements.

    Le refinancement des universités s’impose si nous voulons maintenir la qualité de notre enseignement et de notre recherche. Mais nous devons aussi nous adapter aux nouveaux contextes et diversifier nos sources de financement. Selon le principe du seed-money, les ressources de notre Université doivent ainsi être investies de manière à nous permettre de décrocher d’autres financements, extérieurs à notre institution.

    5. L’attractivité internationale.

    La mobilité académique et étudiante est —et sera toujours davantage— le trait caractéristique du monde universitaire, principalement à partir du 2e cycle. Ce principe doit guider notre attitude face l’organisation de nos Masters, par exemple. C’est à ce niveau que l’originalité des formations et des méthodes d’apprentissage, mais aussi l’articulation efficace entre une recherche de pointe et un enseignement joueront un rôle majeur dans l’attractivité dont pourra faire état notre Université, tant au plan national qu’international.


Il ne s’agit là que de quelques éléments, trop rapidement évoqués, qui doivent cependant contribuer à améliorer l’efficacité et le confort de notre Université en tant que service public, à la projeter dans l’avenir et à lui offrir le meilleur potentiel face aux évolutions qui nous attendent, notamment en matière de financement public.

Permettre à l’ULB de tenir son rang dans le concert des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles et, au-delà, au plan international reste l’une de mes principales préoccupations. C’est aussi à cette fin que l’élection du 8 mai nous sera d’une aide indiscutable. Car s’il est vrai (et fort heureusement) que le contexte de ce 8 mai est bien loin de celui qui entourait l’élection du 7 décembre 2010, votre participation à cette élection est capitale. Non seulement parce qu’elle seule peut donner au projet d’amélioration de nos conditions d’enseignement et de recherche une véritable force, capable de peser sur les décisions à prendre. Mais aussi parce qu’une forte participation du corps académique de l’ULB à l’élection de son Recteur assurera à notre Institution une véritable écoute de la part du monde extérieur, là où se joue parfois une part de notre avenir.

< D’avance, je vous remercie pour votre soutien et, en vous assurant de mon total dévouement à notre Université, j’espère pouvoir compter sur votre adhésion la plus large possible à ce qui demeure une construction commune de notre avenir d’enseignant et de chercheur.



Didier Viviers